Simon DODIGNY talent Haramontois novembre 2026

1.  Qui je suis et ce que je fais

C’est souvent dans le silence du petit matin, quand la brume recouvre encore nos champs, que commence ma journée. Un boîtier à la main, je m’immerge dans la nature qui nous entoure pour en saisir les instants les plus secrets.

Moi, c’est Simon, j’ai 21 ans et je fais partis du village d’Haramont depuis 14 ans.
Étudiant en semaine, c’est la passion de la photographie animalière qui rythme mes week-ends et mes matins.

Mon objectif ?
Observer et capturer la beauté de notre faune locale sans la déranger, du regard furtif d’un chevreuil à l’orée du bois au vol majestueux d’un rapace au-dessus de nos toits.

2. Comment je travail

On imagine souvent le photographe animalier immobile pendant des heures, mais l’essentiel du travail se fait bien avant de déclencher.
Mon « atelier », c’est le terrain. Il faut d’abord observer, repérer les coulées, analyser les traces et comprendre les habitudes de la faune au fil des saisons, je prends généralement le strict minimum lors de ses sorties (un boitier, un objectif et de quoi le transporter).

C’est souvent à l’aube ou au crépuscule, quand la lumière est la plus belle, que le moment clé arrive. En bordure de champ ou au cœur de la forêt, je m’installe discrètement : trépied ajusté, boîtier prêt et filet de camouflages sur le boitier.

Il ne reste plus qu’à se fondre dans le paysage, écouter la nature et attendre que la magie opère.

Une fois le travail de terrain accompli et que la chance m’a souri, le processus ne s’arrête pas là. De retour chez moi, vient l’étape de l’édition : je trie, développe et peaufine mes clichés sur ordinateur. L’objectif n’est pas de dénaturer la scène, mais d’ajuster la lumière, les contrastes et les couleurs pour retranscrire fidèlement l’atmosphère du moment vécu.

3. Réalisation précise

Photographier le brame du cerf demande une patience infinie. Après trois jours passés à écouter leurs raires résonner sans réussir à les croiser, la chance a fini par tourner.

Un soir, alors que le jour touchait à sa fin, une petite harde menée par un imposant cerf a fait son apparition à une cinquantaine de mètres. D’abord mal positionné, l’animal s’est déplacé pas à pas pour venir se découper avec une précision parfaite sur la ligne d’horizon.

Dans la pénombre quasi totale, il a fallu pousser le matériel et mes connaissances à leurs limites : avec un 600 mm, j’ai dû descendre à 1/50s et monter à 12 800 ISO pour réussir à figer cet instant.

Une fois de retour chez moi, l’étape de l’édition a été tout aussi cruciale. L’enjeu était de nettoyer le bruit numérique causé par la très haute sensibilité ISO, tout en révélant le contraste naturel entre le ciel crépusculaire et cette silhouette majestueuse. Une récompense inoubliable après ces heures de patience.

Si je passe autant d’heures sur le terrain, c’est avant tout par amour des animaux et émerveillement face à la nature. Observer un grand cerf dans la lumière du soir ou croiser le regard d’un chevreuil reste une émotion indescriptible. Au-delà de l’image, c’est un apprentissage permanent : apprendre à lire le territoire, comprendre où ils viennent se nourrir ou se reposer, et les voir évoluer au fil des saisons

La photographie est pour moi une manière d’immortaliser cette beauté brute et de la partager avec vous.

Pour suivre mes aventures et découvrir d’autres clichés :
Instagram : @dgy_photography_
TikTok : @dgy_photography

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