Lors d’une promenade matinale, Henri IV arrive aux premières maisons d’Haramont, à la lisière de la forêt. Il aperçoit de superbes pêches au-dessus d’une haie et manifeste le désir d’y goûter.
« Pas encore, Sire, répond le propriétaire. Elles ne sont pas mûres, mais prochainement je vous en ferai porter par mon fils. »
Quelques jours après, Henri IV voit arriver un petit garçon avec un panier de pêches. Il en prend une aussitôt et y mord à belles dents. « Elle est exquise, dit le roi. Tiens, mange celle-ci. »
L’enfant sort son couteau de sa poche et se met à peler le fruit.
« Comment ? Mais les pêches ne se pèlent pas. »
« C’est que… voilà…, répond en hésitant le jeune garçon, il y en a une qui est tombée dans la m…, et je ne sais pas laquelle. »
« Pouah ! s’écrie le roi en faisant la grimace, c’est moi qui l’ai mangée ; j’y trouvais en effet un singulier parfum ! »
Henri IV rit beaucoup de l’aventure et l’on assure que, par la suite, il aimait à la raconter.